Semoy en Transition

Semoy en Transition

C’est une communauté (les Semeyens et leur ville) qui s’engage, étape par étape, vers la « descente énergétique » dans les domaines de l’alimentation, du transport et de l’énergie.

Parlons-en ensemble

 

« L’âge du pétrole » se termine. Et alors ?

Voyons cela comme une opportunité : celle de repenser profondément la plupart des éléments de notre société que nous considérons comme acquis. Nous pouvons alors nous engager dans une vision à 10/20 ans de ce que peut être un lieu de vie où la dépendance aux énergies fossiles est minimum et la résilience * maximum. Rentrons dans l’ère de la Transition…

 

L’objectif de toute initiative de Transition est de définir et mettre en œuvre un Plan d’Action de Descente Énergétique (PADE) propre à sa communauté.  Pour ce faire, le PADE, écrit par sa communauté, décrit, pour différents domaines (l’alimentation, le transport ou l’énergie), les étapes de la transition permettant d’atteindre les objectifs fixés : dépendance minimum aux énergies fossiles et résilience maximum.

 

* La résilience, c’est la capacité d’un corps,

d’un organisme, d’une espèce, d’un système

à surmonter une altération de son environnement.

les solutions à l’échelle de la communauté

Les initiatives de Transition doivent laisser la possibilité aux populations de chercher des solutions pertinentes à une échelle appropriée. Souvent, les gens ne conçoivent en général que deux types de réponses : la réponse individuelle chez soi, et la réponse gouvernementale à l’échelle nationale. Or, les initiatives de Transition explorent le niveau intermédiaire, celui des communautés.

l’énergie

Trois axes orientent la Transition en faveur de l’énergie : la sobriété, l’efficacité énergétique et l’utilisation d’énergies renouvelables.
La consommation d’énergie est essentiellement la conséquence de choix dans tous les autres domaines. Ainsi, une agriculture biologique, le choix des transports en commun, de produits locaux et de saison diminuent l’empreinte énergétique au niveau local comme global.

les Semeyens : acteurs de la ville en Transition

Depuis le début du mandat, la Ville a impulsé des animations thématiques permettant de s’informer et de se former sur des sujets qui concernent le développement durable (Mon jardin au naturel, Troc plantes, création de gîte à insectes, les 24 h de la biodiversité…) ou d’assister à des temps d’échange entre habitants sous la forme d’ateliers pour construire ensemble la ville en Transition.
Dans la continuité, les Semeyens sont invités à travailler ensemble, et avec la municipalité, au développement des bonnes pratiques de gestion durable de la cité. La ville souhaite mettre en commun ses propres expériences avec celles des Semeyens pour pérenniser le développement durable de Semoy.
En se basant sur les expériences (gestion de l’énergie à la maison, tri, récupérateur d’eau…) des particuliers, des entreprises, des associations et de la collectivité, nous pourrons élaborer ensemble un plan d’action sur la décennie à venir.

l’alimentation

L’alimentation occidentale est fortement dépendante des énergies fossiles. Une transition dans ce domaine est donc inéluctable. La résilience dans le domaine de l’alimentation passe par :

  • une relocalisation de la production,
  • des modifications de la production agricole.

Ainsi, la ville s’est déjà tournée vers le développement des potagers ruraux ou urbains, individuels ou collectifs (potagers aux deux écoles, jardins familiaux à venir), la plantation d’arbres (Journée de l’arbre) ou le partage de graines (la grainothèque), pour augmenter les savoirs, les pratiques et l’auto-production au sein de la communauté.

De plus, elle a permis l’installation d’un maraîcher bio en pleine métropole.

les transports

Dans le domaine des transports, l’action la plus efficace est d’éviter de consommer ou détruire des ressources. Vient ensuite l’idée de transporter ou de se déplacer par des moyens qui préservent mieux la nature :

  • Multiplier les circuits courts et amplifier les relocalisations économiques pour favoriser l’activité locale et limiter la consommation de pétrole (Amap, filière bois énergie …) .
  • Se déplacer autrement : transports en commun, sur rail, à bicyclettes, transformation de routes en vélo-route, zone piétonne, covoiturage ou autopartage (une voiture pour plusieurs personnes).

 

Parlons-en ensemble